Valable pour AbulÉdu PRO et PLM
Utiliser un ordinateur avec disque dur comme TX
Cette documentation vous permettra de transformer en un terminal X un ordinateur ayant un disque dur mais dont vous ne souhaitez pas conserver le système d’exploitation éventuel.
ATTENTION. La procédure décrite ci-dessous (ou du moins la variante initiale "dd if=/dev/fd0 of=/dev/hdX") a donné lieu, dans certains cas, à l'endommagement de (vieux) disques durs (non reconnus par le BIOS après coup). Nous sommes actuellement (début janvier 2007) en train de nous renseigner pour savoir si cela pouvait provenir de la procédure elle-même. Veuillez vous renseigner auprès de la liste support@abuledu.org avant toute mise en oeuvre de cette procédure.
Si vous souhaitez au contraire avoir le choix entre le fonctionnement en terminal X et le fonctionnement avec un système d’exploitation déjà installé, consultez la page double_boot
La disquette est d’un usage facile mais elle est lente et peu fiable. Par ailleurs, les lecteurs de disquettes sont très sensibles (poussière, sable) et sont source de pannes.
Le principe
Le principe consiste à recopier aveuglément sur une partition primaire amorçable du disque dur le contenu d'une disquette de démarrage.
Pourquoi ?
En recopiant la disquette de démarrage du TX sur le disque dur, on y met le secteur de démarrage de la disquette ainsi que les fichiers nécessaires au démarrage complet comme TX. Et ça marche !
En revanche, on écrase par là même le secteur de démarrage présent initialement sur le disque dur ainsi que la table des partitions. Il s’agit de 512 octets (oui, c’est petit) qui sont essentiels pour le démarrage de l’ordinateur avec son système d’exploitation habituel (voir la définition du Master Boot Record).
Alors attention à faire l’opération sur le bon disque dur et à ne pas effectuer l’opération décrite ci-dessous sur un disque dur contenant un système d’exploitation en ordre de marche que l’on souhaiterait conserver, ou des données non sauvegardées ailleurs !
Plus précisément, on conserve un partitionnement pour le disque et on recopie la disquette sur une partition et sur son amorce (512 octets aussi). Cela permet d’avoir en outre une partition dite de swap, qui peut servir si la mémoire vive est insuffisante.
1) Création et test de la disquette de démarrage adaptée au PC client terminal X
Créez la disquette de démarrage adaptée à votre poste client terminal X et testez-la.
Une documentation vous indique comment réaliser cette création : disquettes
Si tout est ok, passez à l’étape 2, sinon, recommencez avec une autre disquette.
2) Démarrage de l'ordinateur sur un système autonome GNU/Linux (cédérom ou disquette)
Il existe de très nombreux systèmes autonomes. Ils permettent de faire démarrer l’ordinateur avec un système d’exploitation complet chargé en mémoire vive. Le disque dur de l’ordinateur n’étant pas utilisé, c’est un très bon outil pour en modifier le contenu d’une manière radicale qui empêcherait le fonctionnement du système d’exploitation qu’il contient. C’est le cas de l’opération que nous voulons effectuer (copie intégrale aveugle de la disquette vers le disque dur, voir l’avertissement plus loin, point 3).
L’ordinateur que vous souhaitez transformer en TX est vraisemblablement un vieil ordinateur, comportant peu de mémoire vive. Il faut donc choisir un système peu gourmand. Nous utiliserons si possible un système courant sur cédérom en le démarrant en mode texte (et non en mode graphique, gourmand). Sinon, nous utiliserons un système sur disquettes, plus léger encore.
Nous nous limiterons ici à deux exemples de systèmes GNU/Linux : Morphix (sur cédérom) et Smalllinux (sur disquettes). Un système sur disquettes, plus léger, fonctionnera sans doute du premier coup.
Morphix
- Télécharger le cédérom Morphix (visiter http://fr.wikipedia.org/wiki/Morphix puis suivre le lien vers le site officiel).
- Vous pouvez aussi bien utiliser un autre cédérom autonome.
- Démarrer l’ordinateur à partir du cédérom de Morphix. Au bout de quelques secondes, le bas de l’écran propose une invite
boot :
- Taper sur la touche F2 pour avoir un peu de temps et lire les instructions.
- Il faut ensuite taper morphix 2, ce qui donne
boot : morphix 2
puis valider (touche Entrée). Le 2 signifie que vous utiliserez morphix en mode texte plutôt qu’en mode graphique.
- Laissez l’ordinateur démarrer.
- Si tout se passe bien, vous arrivez bientôt à une invite de commande qui se termine par un signe dièse
#
Insérez alors la disquette de démarrage du TX dans le lecteur, puis passer à l’étape 3 (avertissement).
- Si l’ordinateur plante, essayez de décoder les messages d’erreur et corrigez si possible en tapant d’autres commandes au prochain redémarrage, en plus de morphix 2. Si vos tentatives échouent, essayez la méthode ci-dessous (disquettes).
Smalllinux
- Télécharger smalllinux (en deux ou trois disquettes) et confectionner les disquettes http://sourceforge.net/projects/smalllinux/
- Démarrer l’ordinateur à partir de la première disquette smalllinux.
- Suivre les instructions (insérer la ou les disquettes suivantes lorsque c’est demandé).
- Laisser l’ordinateur finir démarrer.
- Si tout se passe bien, vous arrivez bientôt à une invite de commande qui se termine par un dièse
#
- Retirez alors la disquette smalllinux et insérez la disquette de démarrage du TX dans le lecteur, puis passer à l’étape 3 (avertissement).
2bis) Transfert temporaire du disque dur sur un autre ordinateur
S’il n’est vraiment pas possible de démarrer l’ordinateur sur un système GNU/Linux autonome, il reste la possibilité de retirer le disque dur de l’ordinateur et de l’insérer dans un autre ordinateur, soit en tant que deuxième disque dur interne, soit en tant que disque externe (si l’on dispose d’un boîtier adéquat).
Attention attention. Si jamais vous vous trompez de disque dur lors des opérations décrites ci-dessous, votre ordinateur hôte ne sera plus utilisable. Cette méthode de transfert du disque dur n’est donc à utiliser qu’en dernier recours.
3) Attention avant de lancer la copie
La copie durera au maximum quelques secondes.
Quelques secondes qui peuvent être fatales si vous êtes en train d’effectuer la copie sur un ordinateur hôte : attention à bien copier la disquette vers le disque dur du futur TX et non pas, par mégarde, vers un des disques durs habituels de l’ordinateur hôte !
Pour les explications sur ce danger, voire plus haut (le principe).
4) Choix du bon disque dur (depuis un système GNU/Linux)
Les différents disques durs éventuels sont désignés par hda, hdb, etc, ou parfois par sda, etc.
Par conséquent :
- Si vous utilisez un système GNU/Linux vif directement sur le futur TX, alors son disque dur (dont vous ne souhaitez rien conserver) est sûrement hda
(ou hdb s’il est configuré en esclave). Attention lorsque vous tapez une commande : le système vif est peut-être configuré par défaut pour un autre type de clavier que le vôtre, alors vérifiez ce que vous tapez avant de valider !
- Si vous utilisez un ordinateur hôte fonctionnant sous GNU/Linux, assurez-vous de quel(s) disque(s) dur(s) est (sont) le(s) disque(s) habituel(s) de l’ordinateur hôte, et de quel est le nom du disque en provenance du futur TX. Lorsque vous êtes vraiment sûr(e) de vous, tapez la commande magique ci-dessus en remplaçant hdX par les lettres désignant le disque dur du futur TX.
5) Partitionnement du disque dur (depuis un système GNU/Linux)
Sous GNU/Linux (que ce soit sur le système vif ou sur un ordinateur hôte), le partitionnement et le formatage de la partition swap s’effectuent comme suit.
Accès à la table des partitions
Tapez la commande suivante :
# cfdisk /dev/hdX
Évidemment, remplacer hdX par les lettres correspondant au disque dur choisi (paragraphe 4 ci-dessus).
Il apparaît autant de lignes que de partitions. On passe d’une partition à l’autre avec les flèches haut et bas du clavier. Il peut aussi y avoir une ou plusieurs lignes indiquant de l’espace libre (Free Space). Voici un exemple d’écran du programme cfdisk, adapté de wikipédia :
cfdisk 2.12r
Disk Drive: /dev/sda
Size: 81964302336 bytes, 81.9 GB
Heads: 255 Sectors per Track: 63 Cylinders: 9964
Name Flags Part Type FS Type [Label] Size (MB)
hda1 Boot Primary Linux ext3 106.93
hda2 Primary Linux swap 2006.97
hda5 Logical Linux ext3 79842.80
[Bootable] [ Delete ] [ Help ] [Maximize] [ Print ]
[ Quit ] [ Type ] [ Units ] [ Write ]
Toggle bootable flag of the current partition
Au bas de l’écran apparaît un menu, dans lequel on se déplace avec les flèches droite et gauche, l’explication de la commande ainsi sélectionnée apparaît en-dessous. Lorsque la commande souhaitée est sélectionnée, on valide son choix avec la touche Entrée. L’intitulé des commandes varie selon la version et la langue du programme cfdisk ; ci-dessous, la plupart des variantes usuelles sont indiquées.
Dernier rappel : attention le partitionnement est une opération (quasiment) irrémédiable, lisez les points 3 et 4 ci-dessus avant de continuer.
Première étape, supprimez toutes les partitions. Sélectionnez successivement toutes les partitions (flèches haut et bas). Pour chacune, choisissez ensuite la commande Détruire (ou Delete) et validez avec la touche Entrée.
Deuxième étape, créer une partition primaire amorçable de type FAT16 d’une taille de 2Mo (soit un peu plus qu’une disquette).
Cela se fait en plusieurs commandes. D’abord, choisissez la commande Nouvelle partition ou New ou Créer. Puis choisissez Primaire (Primary) par opposition à Logique (Logical). On vous demande ensuite si la partition doit être au début ou à la fin de l’espace disponible : choisissez Début ou Begin plutôt que Fin ou End. Puis choisissez la taille de la partition : 2 méga-octets ou davantage (inutile sauf si le choix 2Mo était refusé). La partition est alors créée et apparaît dans la liste des partitions. (En fait, à ce stade, il est simplement prévu que la partition soit créée). Choisissez alors le type de système de fichiers avec la commande Type, et tapez le code 06 qui correspond au système de fichiers FAT16 utilisé pour les disquettes, puis validez). Remarque : selon la version de cfdisk, il apparaît souvent la (longue) liste des types possibles, qu’il faut dérouler (-More-) en actionnant la barre d’espace avant de pouvoir taper le code correspondant au type souhaité. Enfin, rendez la partition amorçable avec la commande Amorçable ou Bootable ou Active.
Troisième étape, créer une partition de swap.
Là aussi, répéter les étapes décrites ci-dessus à quelques détails près. Cette fois-ci, peu importe que la partition soit primaire ou non. La taille doit si possible être d’au moins quelques centaines de Mo. Le Type doit cette fois-ci être swap (code 82). Enfin, la partition (si vous avez choisi qu’elle soit primaire) n’a pas besoin d’être amorçable.
Quatrième étape, écriture définitive de la table des partitions (Attention, hyper-dernier rappel, paragraphes 3 et 4 ci-dessus). Jusqu’ici, le programme cfdisk n’a fait que prévoir ce qu’il allait faire. Maintenant, il va le faire vraiment. Choisissez la commande Écrire ou Write puis validez. Confirmez la validation en répondant Oui ou Yes en toutes lettres, et en validant.
Nous avons ainsi créé deux partitions :
hdX1 (primaire, amorçable, type FAT16) hdX2 (primaire ou logique, type swap)
Enfin, quittez le programme cfdisk avec la commande Quitter ou Quit. Si vous quittez sans avoir écrit, vous n’aurez rien fait pour de vrai. Pensez-y si vous n’avez toujours pas lu et compris les paragraphes 3 et 4 ci-dessus.
Vous vous retrouvez en ligne de commande :
#
Formatage de la partition de swap
Tapez la commande :
# mkswap /dev/hdX2
L’exécution est très rapide (une fraction de seconde ou quelques secondes). Le chiffre 2 désigne la deuxième partition. Évidemment, remplacer hdX par les lettres correspondant au disque dur choisi (paragraphe 4 plus haut).
Enfin, on passe à l’essentiel : la copie de la disquette sur la première partition du disque (hdX1).
6) Copie de la disquette de démarrage TX sur la partition primaire du disque dur (depuis un système GNU/Linux)
Sous GNU/Linux (que ce soit sur le système vif ou sur un ordinateur hôte), il suffit de d’insérer la disquette de démarrage du TX dans le lecteur, puis de taper :
dd if=/dev/fd0 of=/dev/hdX1
Attention, cette commande peut vous faire faire de grosses erreurs. Lire impérativement l’avertissement ci-dessus (point 3) ainsi que le choix du bon disque dur (point 4).
La commande signifie : copier aveuglément la disquette sur le disque dur. if signifie “input file” (fichier en entrée) et fd0 désigne la disquette (floppy disk numéro 0). of signifie “output file” (fichier de sortie) et les différents disques durs éventuels sont désignés par hda, hdb, etc, ou parfois par sda, etc (cf. point 4 plus haut à ce propos). Le chiffre 1 (dans hdX1) désigne la première partition du disque.
Une fois la copie effectuée (quelques secondes), éteignez l’ordinateur hôte et extrayez le disque dur du futur TX, puis réinsérez-le dans le futur terminal X. Passez ensuite au point 7 (redémarrage).
6bis) Copie de la disquette de démarrage TX sur le disque dur (depuis un système Windows)
Si vous utilisez un ordinateur hôte sous Windows, il faut utiliser RawWrite
Cette partie reste à documenter
Il faut également s’assurer de choisir comme disque dur de destination le disque du futur TX et non pas un disque habituel de l’ordinateur hôte !
Une fois la copie effectuée (quelques secondes), éteignez l’ordinateur hôte et extrayez le disque dur du futur TX, puis réinsérez-le dans le futur terminal X. Passez ensuite au point 7 (redémarrage).
7) Redémarrage
Redémarrez ensuite votre poste client terminal X. Au démarrage, sans disquette de boot ni CDROM dans les lecteurs, tout doit se passer comme avec la disquette de démarrage du TX. C’est simplement beaucoup plus rapide !